Le 3 novembre 1892, une convention est signée entre le préfet et un certain Monsieur JEANCARD. Ce dernier appelle son entreprise « Chemins de fer économiques des Charentes ».
Le 21 janvier 1893 paraît au Journal Officiel un décret daté de la veille portant la déclaration d’utilité publique des tramways à vapeur pour une durée de 50 ans.
Le 11 février 1893, le conseil général vote un emprunt de 7 000 000 Francs pour une durée de 49 ans. L’emprunt devait être remboursé à l’aide d’un prélèvement de 5 centimes jusqu’en 1903, 7,5 centimes jusqu’en 1914 et 6,25 centimes jusqu’en 1942.
Il est alors décidé de construire la ligne de Saintes à Mortagne (44 km).
Les travaux vont débuter en 1893 aux environs de Gémozac.
L’ouverture de la ligne Saintes Ville à Mortagne Ville aura lieu le 22 juillet 1894.
Pendant des années, de petites
locomotives à 3 essieux, crachant vapeur et fumée, vont tirer le long des routes des wagons en bois rouge brun avec une plate-forme ouverte à chaque bout. On se rend alors à la foire de Saintes
dans un wagon cahotant, roulant à 15 km/h avec des voisins en « Belouse bieue », au langage coloré, emportant de grands paniers de paysans........
La gare de Virollet - Années 30
Les difficultés apparaissent dès la fin de la guerre de 1914 puis à partir de 1930 la situation financière devient franchement critique. Le développement des routiers et des transports individuels fait alors une concurrence de plus en plus dure au « Tortillard ». Ce dernier n’avait d’ailleurs été conçu que dans un but de service public et l’affaire n’avait jamais été source de profit.
Le train de la ligne Saintes-Mortagne traversant Gémozac dans les
années 20
Cette ligne, qui était aussi la plus rentable, était sur le point de fermer à l’aube de la seconde guerre mondiale. Ce fut la guerre qui la réactiva.
Ainsi on vit encore des autorails et des trains de marchandises à vapeur jusqu’en 1947, date où toute activité cessa. Des cars prirent alors la relève.
Les chemins de fer économiques
étaient devenus la Régie départementale d’Aunis et Saintonge qui exploite toujours les cars de remplacement.
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Vestiges de la gare de
Virollet - Août 2009
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