Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 22:50

   

La population, n’a pas cessé de diminuer depuis le siècle dernier sous l’effet de l’exode rural, de la crise du phylloxéra (1872/1880) et des deux guerres mondiales.

 

De 88 feux (soit environ 364 habitants) en 1685, elle atteint 97 feux en 1793, puis 115 en 1732, 150 en 1763 et 110 en 1789.

 

En 1793, on dénombre 453 habitants. De 1806 à 1886, la population passe de 406 à 506 habitants, pour ensuite décliner (492 en 1896, 415 en 1911, 340 en 1936, 277 en 1968, 238 en 1982 et 2002).

 

En 1814, il y avait 403 habitants et 115 maisons.

 

Son évolution au cours des deux derniers siècles a été la suivante :

 

 

Année

Nbre Habitants

Année

Nbre Habitants

1685

364

1891

515

1793

453

1896

492

1806

406

1901

479

1814

403

1906

439

1821

436

1911

415

1831

476

1921

373

1836

489

1926

358

1841

503

1931

392

1846

508

1936

340

1851

478

1946

320

1856

495

1954

308

1861

512

1962

295

1866

535

1968

277

1872

502

1982

238

1876

473

1993

243

1881

507

1999

238

1886

506

2005

243

 

 

Le taux de natalité dans la commune a, au fil de décennies, évolué d’une façon semblable à celui des autres communes du canton de Gémozac. Une famille de Virollet détient néanmoins un véritable record en la matière : dans les années 1960-1970, la famille GRANCHERE eut 14 enfants.

 

L’ouvrage de Pierre JONAIN, « Gémozac et ses environs » parut en 1876 , permet au lecteur d’aujourd’hui de redécouvrir le passé de ce petit coin de France. Ouvrage passionnant pour tous les amateurs d’histoire de la région, il contient entre autre dans son chapitre 2 « Ethnographie », une étude captivante des gens du canton. Je vous propose de retrouver les lignes consacrées aux tenues vestimentaires :

 

 « L’ancien costume des Gémozacaises était fort simple : des souliers à boucles d’argent (qui le pouvait) pour les jours de fête ; des bas de laine du troupeau, de la main d’œuvre  et de la teinture de celle qui les porte, supplées, les autres jours par les galoches gauloises ; le « cotillon simple » de Perrette, dans La Fontaine, soit en étoffe ou droguet, soit en cotonnade ou indienne, en bassin, pour le suprême bon ton ; un tablier ou devanteau ; un just, abrégé de justaucorps, de couleur rouge, par préférence ; une pièce de poitrine d’une autre vive couleur ; un mouchoir de cou à fleurs, en guise de fichu, dont elles ne voudraient pas aujourd’hui pour mouchoir de poche ou mouche-nez, comme elles disent encore très justement ; un collier de velours à cœur d’or ou a croix de Jeannette, selon le culte ; enfin le bonnet à chalonnaises, de forme carrée plus ou moins haute, et, par-dessus, une câline en paillaca, l’été ; la cape gauloise, l’hiver (cucullus) avec sa têtière ou capuchon, relevé ou rabattu : Mon Dieu ! les femmes ainsi équipées plaisaient-elles moins, rendaient-elles moins heureux qu’elles n’ont fait depuis ? Le large crochet d’argent auquel les plus riches suspendaient à leur ceinture leurs ciseaux et même leur couteau y ajoutait-il quelque chose ?

 

………..

 

L’habillement des hommes était jadis les guêtres longues, les culottes courtes ; j’en ai vu de mes yeux vu, qui s’attachaient encore avec des cabillots de bois (la fameuse aiguillette) au lieu des boutons. Le gilet de dessous tombant sur les cuisses ; le gilet de dessus, ou la veste, toute ronde et à collet droit. Les bretelles commencèrent à gâter tout cela. Les cheveux se portaient, non pas à tous crins, comme en limousin, mais taillés en rond sur les épaules, mode qui avait supprimé la queue, que la Titus est venue supprimer, et qui a failli revenir sous le nom de Jeune-France. Le chapeau était le pétase latin, le sombrero espagnol, rationnel en un mot, à larges bords et à forme ronde. J’ai  à peine vu quelques grands habits, dits français, à la Henri IV, couronnés du tricorne, coiffure bizarre.

 

Un accessoire indispensable de la toilette du paysan était le bâton. « Homme sans bâton, homme sans raison », disait le proverbe. Le proverbe songeait à la canne du seigneur. »

 

Par Stéphane FLEURET
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Afin de poursuivre mes recherches sur l'histoire de Virollet, je suis à la recherche de toute information ou document utile : anecdote, photo ancienne, vieux papiers,........ .

 

N'hésitez donc pas à me contacter si vous pensez pouvoir apporter votre contribition au développement de ce blog.

 

A très bientôt peut-être.

 

Stéphane


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Cela s'est passé à Saintes dans la Salle Saintonge (autrefois chapelle du Collège des Jésuites).

Lire un extrait du rapport de l'Académie


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